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Pourquoi 80 % De L'Odeur Humaine Provient De La Respiration – Une Analyse Pour Les Chasseurs Et Les Observateurs De La Faune

Dans le monde de la chasse, on dit souvent qu'environ 80 % des odeurs détectées par le gibier proviennent de la respiration humaine . Cette règle empirique intrigue et mérite qu’on en comprenne les raisons scientifiques. En effet, à première vue, on pourrait penser que la transpiration et les odeurs de peau jouent un rôle dominant. Or, il s’avère que ce sont les composés organiques volatils (COV) émis par les poumons qui dictent majoritairement le « dialogue chimique » entre le chasseur et le gibier 1 .


Pour l’expliquer, partons du fonctionnement normal du corps humain : chaque organe produit en permanence des déchets métaboliques. Beaucoup de ces déchets sont solubles et transportés dans le sang. Le réseau sanguin irrigue les poumons en continu. Ainsi, au niveau des alvéoles pulmonaires, s’effectue un échange gazeux fondamental : le sang chargé en dioxyde de carbone (CO₂) et en divers COV libère ces gaz pour les expulser dans l’air expiré, tandis que l’oxygène de l’air ambiant est absorbé. De fait, chaque litre d’air expiré contient non seulement du CO₂ et de la vapeur d’eau, mais aussi des molécules issues du métabolisme cellulaire. Parmi elles on trouve l’acétone (sous-produit de la dégradation des lipides) et l’isoprène (lié au renouvellement du cholestérol) , ainsi que des alcools, des hydrocarbures, du méthanol, etc. Ces COV, bien qu’en très faible concentration (souvent quelques dizaines à centaines de ppb ), sont pourtant caractéristiques du profil métabolique de la personne.2 .


Par contraste, la sueur et la peau émettent des composés odorants d’origine bactérienne : les bactéries de la peau digèrent certains composants (acides gras, peptides) et produisent des sulfures, acides gras volatils, indoles, etc. Or, cette production est généralement plus lentement relarguée dans l’environnement. De plus, une partie de ces odeurs de peau est souvent filtrée ou dispersée par les vêtements et par la végétation. En condition de chasse (forêt, sous-bois), ces molécules de peau sont moins directement projetées vers le gibier que l’air expiré qui, lui, monte souvent au-dessus et peut se « poser » sur la cime ou sur les sols humides. En clair, la partie de l’odeur qui compte pour l’animal se trouve surtout dans le souffle.


Des études sur la détection des odeurs, notamment avec des chiens, le confirment. Des études scientifiques ont identifié au moins 874 COV distincts dans l'haleine de personnes en bonne santé, dont plus de 1 849 ont été documentés dans l'haleine, la sueur, la salive et l'urine 1 . L'haleine, en particulier, est un instantané chimique de la physiologie interne. Ces composés pénètrent facilement dans l'atmosphère grâce à leur faible point d'ébullition. Par ailleurs, les odeurs émises par la peau sont souvent moins volatiles, sauf en cas de transfert physique (par exemple, par contact avec les vêtements). La « règle des 80 % » souvent citée ne provient pas d'une seule étude évaluée par des pairs, mais elle correspond à l'expérience terrain : la plupart des informations olfactives captées par les animaux chassés proviennent de vos poumons, et non de votre déodorant.


En termes de persistance, l'odeur humaine peut s'attarder dans l'environnement pendant une période prolongée. Des traces d'odeur sur le sol ou l'herbe peuvent rester détectables pendant plusieurs heures, même si la personne est immobile. Avec le temps, les composés organiques volatils (COV) s'estompent ou se dispersent, mais le gibier et les chiens peuvent encore suivre des traces plus anciennes grâce aux résidus chimiques persistants sur la végétation. Les composés odorants sont retenus encore plus longtemps sur les vêtements ou les chaussures, restant détectables pendant des semaines, voire des mois. Dans la plupart des cas, la source de cette odeur persistante est la respiration, via la condensation ou le transfert indirect. Les chiens, par exemple, peuvent souvent suivre ces odeurs plus de 72 heures plus tard.

Les animaux présentent une sensibilité étonnante à ces composés. Les chiens, par exemple, peuvent détecter certains COV à des concentrations de parties par billion (ppm), des millions de fois inférieures au seuil humain. Un chasseur peut se sentir inodore après s'être brossé les dents, mais la présence d'isoprène ou d'acétone dans son haleine peut alerter le gibier. Des chiens détecteurs entraînés ont même détecté des COV libérés par l'haleine, preuve que les messages chimiques du corps sont réels et mesurables.


Concrètement, qu'est-ce que cela signifie ? Minimiser les odeurs corporelles ne suffit pas. Si les chasseurs gèrent méticuleusement les autres sources d'odeurs, comme celles des vêtements et de la peau, pour rester invisibles, il est essentiel de s'attaquer à la source principale. La clé réside dans la gestion de votre respiration et de votre souffle, un défi majeur longtemps négligé 4 .


La véritable innovation est le Rozvelt VEKTR, un produit maintenant sur le marché qui offre une solution définitive à ce problème majeur. C'est le premier système à filtrer les COV exhalés sans gêner l'inhalation, grâce à un système de valve unique et un filtre rechargeable. La science est claire : la respiration humaine transporte la majeure partie de la signature olfactive qui alerte les animaux. Pour une stratégie des plus efficaces, il est crucial de s'attaquer de front à cette source principale. Particulièrement dans des conditions de vent ascendant, c'est votre souffle—maintenant géré par le Rozvelt VEKTR—qui vous empêchera de briser votre couverture.

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En conclusion, la règle des « 80 % de l’odeur humaine due à la respiration » s’appuie sur le fait biologique que nos poumons libèrent sans cesse la majorité des molécules volatiles issues de notre corps. Pour un animal, l’odeur du chasseur est avant tout le nuage qui remonte de son souffle. Comprendre cela est essentiel pour tout chasseur sérieux : ce savoir déplace l’effort de lutte anti-odeur vers ce que l’on ne sent pas soi-même, mais que tout le monde autour sent très bien.

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Références

1- Wang, N., Ernle, L., Bekö, G., Wargocki, P., & Williams, J. (2022). Emission rates of volatile organic compounds from humans. Environmental Science & Technology, 56(8), 4838–4848. https://doi.org/10.1021/acs.est.1c08764

2- Chou, H., Godbeer, L., Allsworth, M., Boyle, B., & Ball, M. L. (2024). Progress and challenges of developing volatile metabolites from exhaled breath as a biomarker platform. Metabolomics, 20(1), Article 72. https://doi.org/10.1007/s11306-024-02142-x
3- Curry, E., Skogen, M., & Roth, T. L. (2021). Evaluation of an odour-detection dog for non-invasive pregnancy diagnosis in polar bears Ursus maritimus: Considerations for training sniffer dogs for biomedical investigations in wildlife species. Journal of Zoo and Aquarium Research, 9(1), 1–7. https://doi.org/10.19227/jzar.v9i1.568
4- McCoy, C. (n.d.). The Science Behind a Deer's Sense of Smell & Scent Control. North American Whitetail. Consulté le 18 août 2025, sur https://www.northamericanwhitetail.com/editorial/science-behind-deers-sense-of-smell-scent-control/368596

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